LE PREMIER JUILLET AVEC LE RRQ!

MAÎTRE PIERRE CLOUTIER SE JOINT AU PI

ÉLECTIONS PARTIELLES DANS BOURGET ET POINTE-AUX-TREMBLES

COMMUNIQUÉ DU PARTI INDÉPENDANTISTE

MANIFESTATION DEVANT LE BUREAU DE JEAN CHAREST SAMEDI LE 2 FÉVRIER À 14H00

LA SOUVERAINETÉ PRÉOCCUPE ENCORE LE SCRS

CAMPAGNE DE FINANCEMENT 2008 DU MLNQ

LE FLQ FRAPPE À LACHINE

RÉSEAU DE RÉSISTANCE DU QUÉBÉCOIS

PARTI INDÉPENDANTISTE

ÉDITION 2007 - MANIFESTATION INDÉPENDANTISTE AVEC PIERRE FALARDEAU LE 1ER JUILLET À QUÉBEC - 10e ANNIVERSAIRE

BIOGRAPHIE DE RAYMOND VILLENEUVE SUR LE SITE WIKIPEDIA

PATRICK BOURGEOIS - LE CANADA UN ÉTAT COLONIAL

PIERRE-LUC BÉGIN - MICHAEL IGNATIEFF: UN DANGER POUR LE QUÉBEC ?

LE MLNQ FÊTE SES DIX ANS !

NOS JEUNES FELQUISTES : DES REBELLES IGNORÉS ? C'EST ASSEZ, ÇA SUFFIT !

CAMPAGNE DE FINANCEMENT 2008

INSTITUTIONS ANGLOPHONES VANDALISÉES

UNE LETTRE ANONYME SUIT LES MÉFAITS ANTI-ANGLOPHONES

MICHAELLE JEAN ET LES FELQUISTES

RÉVÉLATIONS-CHOCS SUR JEAN-DANIEL LAFOND

QUÉBEC-RADIO

Québec-Radio : La radio souverainiste du Québec









LE PREMIER JUILLET AVEC LE RRQ!

Objet : Le 1er juillet avec le RRQ!

Après avoir organisé pendant dix années consécutives une manifestation à Québec contre la fête du colonialisme canadien le 1er juillet, le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) invite cette année ses membres et sympathisants à participer à la vigile de protestation organisée par le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ).

Cette vigile aura donc lieu le 1er juillet 2008, à 11h30 a.m., devant le monument dédié à Wolfe face au Musée national des beaux-arts sur les plaines d’Abraham. Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois, directeur du journal Le Québécois, prendront la parole.

Après avoir tenu le fort pendant dix ans et annoncé l’année dernière qu’il n’entendait plus assurer l’organisation d’une manifestation le 1er juillet, le MLNQ est fier de voir que le RRQ prend la relève et invite ses militants à appuyer le RRQ.

Par ailleurs, la pétition de protestation du MLNQ contre le Canada Day demeure en ligne. Cette pétition a été appuyée par une quinzaine de personnalités d’importance (Yves Michaud, Andrée Ferretti, Raoul Duguay, Michel Brault, Pierre Chagnon, Claude Jasmin, Julien Poulin, etc.) et par plus de 4 300 citoyens et citoyennes! Pour la liste complète des personnalités signataires de la pétition, voir le site internet du MLNQ au www.mlnq.net.

Après avoir organisé pendant dix années consécutives une manifestation à Québec contre la fête du colonialisme canadien le 1er juillet, le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) invite cette année ses membres et sympathisants à participer à la vigile de protestation organisée par le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ).

Cette vigile aura donc lieu le 1er juillet 2008, à 11h30 a.m., devant le monument dédié à Wolfe face au Musée national des beaux-arts sur les plaines d’Abraham. Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois, directeur du journal Le Québécois, prendront la parole.

Après avoir tenu le fort pendant dix ans et annoncé l’année dernière qu’il n’entendait plus assurer l’organisation d’une manifestation le 1er juillet, le MLNQ est fier de voir que le RRQ prend la relève et invite ses militants à appuyer le RRQ.

Par ailleurs, la pétition de protestation du MLNQ contre le Canada Day demeure en ligne. Cette pétition a été appuyée par une quinzaine de personnalités d’importance (Yves Michaud, Andrée Ferretti, Raoul Duguay, Michel Brault, Pierre Chagnon, Claude Jasmin, Julien Poulin, etc.) et par plus de 4 300 citoyens et citoyennes! Pour la liste complète des personnalités signataires de la pétition, voir le site internet du MLNQ au mlnq.net.


Bureau politique du MLNQ
(514) 279-1118
mlnq.net





MAÎTRE PIERRE CLOUTIER SE JOINT AU PI

J’ai reçu une invitation pour me joindre au Parti indépendantiste.

Je vais accepter pour plusieurs raisons et je ne renouvellerai pas ma carte de membre du Parti québécois dont j’étais membre depuis le tout début.

1 - Le Parti indépendantiste est le seul parti qui a une plate-forme électorale indépendantiste claire et qu’il ne cache pas dans le placard, comme le font le PQ et Québec solidaire. Le PI prône l’indépendance du Québec avant, PENDANT et après les élections. Une chose est sûre : pendant les périodes électorales, il sera question d’indépendance nationale et l’électorat sera informé des motifs qui sont à la base de ce choix, ce qui n’est pas le cas avec le PQ ou QS qui mettent en avant de tout leur plate-forme électorale provinciale pour prendre le pouvoir et gérer le Québec-province en attendant je ne sais quoi.

2 - Le mode d’accession à l’indépendance par une déclaration d’indépendance à la suite d’une victoire par simple majorité des sièges ne me pose pas de problèmes. Le Québec est entré dans la Confédération canadienne en 1867 par un simple vote des députés (26 à 22) et personne n’a été consulté. Dans le système parlementaire britannique, seule la majorité des sièges suffit et les gouvernements élus ont toujours fait ce qu’ils ont voulu. Au niveau international, beaucoup de pays ont acquis leur indépendance sans nécessairement tenir de référendum. De toute façon, qui ne risque rien n’a rien et le dogme étapiste du PQ nous conduit dans un cul de sac et une démobilisation sans cesse croissante des meilleurs militants. Il nous faut une stratégie d’État qui établira de nouveaux rapports de force avec le Canada.

3 - En ce qui me concerne, le seul programme du PI devrait être un projet de pays sous la forme d’un projet de constitution d’un Québec indépendant, comprenant les structures du nouvel État, un pacte social intégrant une charte des droits individuels et collectifs du futur État et une clause d’accession à l’indépendance. Un projet de constitution moderne et progressiste sera 100 fois supérieure aux plates-forme insignifiantes, incolores, inodores et sans saveur que nous proposent à chaque élection les partis politiques provinciaux, y compris le Parti québécois. Une fois adoptée, la constitution du Québec liera tous les futurs gouvernements qu’ils soient de gauche ou de droite. Une constitution c’est du solide et du concret tandis qu’un programme électoral traditionnel, ce sont des paroles, des paroles, des paroles.

4 - De toute façon et en bout de ligne, j’aime autant encourager et travailler avec des jeunes qui représentent l’avenir plutôt qu’avec des politiciens professionnels qui radotent la même chose depuis 30 ans sans résultat. Finie la souveraineté molle et vive l’indépendance. Au moins, cela a le mérite d’être clair, franc et net et l’électorat tranchera. Et on prendra le temps qu’il faut.

5 - Il faut aussi s’attaquer aux vieilles structures à intelligence pyramidale des partis politiques traditionnels, autoritaires et hiérarchiques et créer de nouvelles structures à intelligence collective qui correspondent plus à ce qui existe maintenant sur le réseau Internet : partage de l’information et démocratie participative. Ceci n’est pas possible ni au PQ ni à QS.


Pierre Cloutier ll.m
avocat






ÉLECTIONS PARTIELLES DANS BOURGET ET POINTE-AUX-TREMBLES

APPEL

Aux membres,

Comme vous le savez sans doute, des élections partielles seront déclenchées d’ici le 17 avril prochain. Elles se tiendront dans les circonscriptions de Bourget et de Pointe-aux-Trembles.

Nous lançons, par conséquent, un appel inégalé à la mobilisation. Il nous faut gagner et faire élire les premiers députés indépendantistes du P.I.

Nous sommes présentement en train de construire des équipes de téléphonistes et de de porte-à-porte afin de rencontrer les électeurs de ces deux circonscriptions.

Le financement étant d’une importance capitale pour le succès d’une élection, nous devons faire adhérer de nouveaux membres. Si chaque membre du Parti Indépendantiste recrute cinq personnes ou plus, nous pourrons atteindre notre objectif financier. N’oubliez pas de mentionner que les dons sont déductibles d’impôt à hauteur de 75% jusqu'à 400$ et qu'ils ne peuvent dépasser 3000$ par année.

formulaire d'adhésion du PI

Pour l’indépendance !


Érik Poulin
responsable des régions P.I.
Info@parti-independantiste.org
(514) 373-7200





COMMUNIQUÉ DU PARTI INDÉPENDANTISTE

Ce communiqué s’adresse à tous les membres du Parti Indépendantiste. Le Comité national d’organisation et de ramification recherche des gens de partout au Québec désirant faire partie, ou créer un comité de coordination de circonscription. Ces comités seront la structure principale et officielle du Parti Indépendantiste dans les circonscriptions. Ces comités joueront un rôle crucial pour les élections et permettront à la démocratie locale de s’exprimer et de cibler les enjeux majeurs que le Parti Indépendantiste défendra sur la scène locale. Pour pouvoir changer les choses et surtout, la façon de faire la politique, l’implication des membres est extrêmement importante :

  • Constituer une équipe de 5 personnes (par circonscription) qui feront en sorte d’établir des stratégies afin de recruter des membres dans la circonscription.


  • Gérer les membres de l’association de circonscription qui désire militer pour le parti


  • Organiser des réunions d’informations locales ou régionales pour parler des objectifs du Parti Indépendantiste afin de maximiser le recrutement


  • Organiser des activités de financement en collaboration avec le Comité national de financement


Si vous êtes intéressés à œuvrer au sein de votre circonscription, contactez-nous dans les plus brefs délais : ramification@parti-independantiste.org


Érik Poulin
Responsable des régions
http://www.parti-independantiste.org/
Téléphone : (514) 373-7200
Télécopieur : (514) 761-6922





MANIFESTATION DEVANT LE BUREAU DE JEAN CHAREST SAMEDI LE 2 FÉVRIER À 14H00

Bonjour à tous,

Venez manifester votre mécontentement envers le laisser-aller du gouvernement Charest en matière linguistique.

Rendez-vous ce samedi 2 février dès 14h, devant le bureau du premier ministre Charest.

Angle Sherbrooke et McGill College à Montréal

Cette manifestation est organisée par les Jeunes Patriotes du Québec.

Le MLNQ ainsi que le RRQ seront présents afin d’appuyer les Jeunes Patriotes du Québec.

Raymond Villeneuve





LA SOUVERAINETÉ PRÉOCCUPE ENCORE LE SCRS






Plusieurs mois après l'accession de Jean Charest au pouvoir, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) enquêtait sur les apôtres de la souveraineté québécoise les plus agressifs, révèlent des documents obtenus par Le Soleil. Le SCRS s'intéresse vraisemblablement toujours à cette «menace à la sécurité nationale».

Nous découvrons également, dans les bribes d'information que le Service nous a transmises en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, que les espions canadiens avaient les partitionnistes à l'oeil plusieurs années après le référendum sur la souveraineté de 1995. À l'aube du millénaire, un rapport coté secret établissait le «profil de la menace chez les antisouverainistes au Québec».

Durant l'été 2000, des groupes menaçaient toujours «de recourir à la violence advenant l'indépendance de la province», évaluaient les analystes. Et puisqu'un soupçon suffit à déclencher une enquête du SCRS, on comprend, à la lecture des quelques phrases non censurées, que les tenants de la partition du Québec en cas de victoire du Oui étaient sous observation.

«Ils ont sûrement un dossier sur moi!» lance l'avocat Brent Tyler, président d'Alliance Québec de 2001 à 2004. Le mouvement voué à la défense de la minorité anglophone s'est opposé aux souverainistes.

Le juriste ne se perçoit pas comme une «menace à la sécurité nationale», mais convient que les causes qu'il porte devant les magistrats soulèvent des passions. Un de ses derniers combats médiatisés visait une plus grande accessibilité à l'école anglaise.

Nouveau porteur des revendications des anglophones, le parti Affiliation Quebec envisage aussi la division du territoire québécois «si nécessaire», dixit sa vitrine internet (www.affiliationquebec.ca). La formation entend défendre les intérêts et les droits des «Canadiens loyaux habitant au Québec».

Le porte-drapeau, Allen Nutik, se remémore des rencontres avec les forces de l'ordre à l'époque du dernier référendum. «Mais de ce temps-ci, non.»


Les indépendantistes surveillés?

En face, chez les indépendantistes, la suspicion est grande. «Je pense qu'ils nous surveillent, commente le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, Jean Dorion. Mais je n'ai pas de preuve.» Durant les années 70, un président de la SSJB avait débusqué des micros dans sa résidence, se souvient-il. Mais M. Dorion demeure circonspect quand on lui demande des détails contemporains.

Raymond Villeneuve, ex-felquiste et fondateur du Mouvement de libération nationale du Québec, est tout aussi prudent. «Si je suis sous enquête, elle est très discrète.»

Le militant assure qu'il se tient à carreau. «C'est sûr que j'ai déjà tenu des propos incendiaires. (Mais) on n'a pas fait de menaces depuis longtemps.»

Dans un document secret daté du 21 novembre 2003, sept mois après la prise du pouvoir par les libéraux du Québec, le SCRS remarque que certains ultranationalistes «continuent de favoriser le recours au vandalisme et à la violence pour faire avancer la cause du mouvement séparatiste radical».

Les porte-parole des services secrets, Giovanni Cotroneo et Manon Bérubé, refusent catégoriquement de confirmer si des enquêtes sont en cours.

M. Cotroneo reconnaît néanmoins que le vandalisme et la violence, dans ce contexte, sont une menace à la sécurité nationale. Du même souffle, il indique que le SCRS enquête sur toute menace à la sécurité du Canada. Est-ce que cette menace est toujours d'actualité? «Je ne peux pas le dire. (...) S'il y a une telle menace, ça nous intéresse.»


Baptiste Ricard-Châtelain

Le Soleil







CAMPAGNE DE FINANCEMENT 2008

Salut,

Pourriez-vous vous abonner à notre bulletin La Tempête ou prendre une carte de membre, ou faire un don, afin de nous aider à poursuivre la lutte pour la survie du Québec français.

Merci de votre attention.

www.mlnq.net

Raymond Villeneuve







-Communiqué de presse-

Pour publication immédiate

Le Réseau de résistance du Québécois (RRQ) manifestera devant les bureaux de l’OQLF

Québec, le 18 janvier 2007 – Afin de dénoncer l’attitude du gouvernement Charest dans le dossier linguistique, lui dont le laxisme laisse présager le pire pour la pérennité du Québec français, les militants du RRQ effectueront une distribution de tracts, ce dimanche, à Québec et à Montréal.

À Québec, l’événement aura lieu devant les bureaux de l’Office de la langue française, au 750, boul. Charest Est. Les militants en profiteront pour exiger que la pseudo étude portant sur le français dans les commerces de Montréal et réalisée à l’automne 2006 soit enfin rendue publique. Il est d’ailleurs probable que de telles distributions de tracts aient lieu toute la semaine, à cet endroit, à Québec

À Montréal, des militants du RRQ se joindront aux Jeunes Patriotes du Québec (JPQ) pour distribuer des tracts dénonçant l’insouciance libérale en matière linguistique. La manifestation aura lieu devant le bureau de la ministre Saint-Pierre ce dimanche à 14 heures. Ce bureau est situé devant le 1600, boulevard Henri-Bourassa Ouest à Montréal.

Tous les fiers Québécois amoureux de la langue française sont invités à venir manifester avec nous!

-30-


Information :

Fédérick Giroux, directeur national
Réseau de Résistance du Québécois
418-304-3708 ou rrq@live.ca

















Cet article provient du Blogue de Patrick Bourgeois

Des graffitis du FLQ
Postée le 02/01 11:32

On apprend ce matin que des graffitis du FLQ et des inscriptions "Québec libre!" ont été faits sur un monument dédié aux anciens combattants et qui se trouve à Lachine, dans le coin de Montréal. Le geste, comme on pouvait s'en douter, a outré la Légion loyale canadienne de Lachine.

En ce qui me concerne, je dois dire que ces graffitis ne me feront aucunement verser une larme. Ils ne perturberont pas davantage mon sommeil. En fait, je crois que les militaristes de tout poil devraient se compter chanceux que les opposants à la guerre utilisent le modeste moyen d'expression que constitue le graffiti pour se faire entendre.

Historiquement, le peuple québécois a été contraint de participer aux guerres impériales menées par le bloc anglo-saxon. Que ce soit la guerre des Boers, le premier et le deuxième conflits mondiaux ou l'Afghanistan, des soldats québécois se sont trouvés sous les couleurs de l'armée britannico-canadienne. À chaque fois, ces soldats le faisaient alors que le peuple était majoritairement opposé à ces conflits.

Pire: les soldats québécois ont plus souvent qu'autrement été considérés comme de la chair à canon lors de ces conflits (pensons à Dieppe) ou indignes de porter le grade d'officier (Boers et Première Guerre mondiale). Aujourd'hui, certains québécois plus obséquieux que les autres sont parvenus à se hisser dans la hiérarchie militaire, mais les soldats d'ici sont toujours peu respectés. Rappelons-nous ce que les loyaux soldats de sa majesté disaient du Royal 22e régiment lorsqu'il est arrivé en Afghanistan. Les soldats anglophones répétaient à qui mieux mieux que les Québécois étaient peureux et qu'ils profiteraient de leur séjour en Afghanistan pour se faire dorer la couenne. Toujours le même mépris qui a poussé jadis les Orangistes à dire que les Québécois étaient contre la conscription (les conflits mondiaux) parce qu'ils n'étaient que des froussards.

Le cas de l'Afghanistan n'est guère plus reluisant. Le peuple québécois est toujours opposé à ce conflit qu'on tente de nous présenter comme une opération humanitaire. Humanitaire mon oeil! Les conditions de la femme se sont détériorées depuis le début de l'offensive occidentale et ce n'est très certainement pas le pantin des Américains, Hamid Karzaï qui y changera quoi que ce soit. Non, lui est plutôt intéressé à faire entrer les seigneurs de la guerre et les rois de l'opium dans son gouvernement. À ce sujet, il faut lire le dernier essai de Francis Dupuis-Déri.

Considérant tout cela, est-ce qu'on peut raisonnablement s'étonner de voir des militants qui ont moins froid aux yeux que les autres s'en prendre à des monuments dédiés aux anciens combattants? Pas le moins du monde! Il est juste dommage que les monuments dédiés à nos tortionnaires (Colonne Nelson ou le monument à Wolfe à Québec) ne reçoivent pas le même traitement...


Patrick Bourgeois
Directeur, Journal Le Québécois





RÉSEAU DE RÉSISTANCE DU QUÉBÉCOIS «RRQ»

Le Réseau de Résistance du Québécois : un réseau de militants motivés

La situation du mouvement indépendantiste

Sans refaire l'histoire du mouvement indépendantiste, nous pouvons affirmer que l'idée d'indépendance a été suffisamment forte au Québec depuis 40 ans pour permettre aux forces indépendantistes de se doter d'un parti politique sérieux, parti qui a géré l'État québécois durant 4 mandats depuis 1976. Toutefois, en 2007, la politique électoraliste ne suffit plus. Le Parti Québécois en a montré les limites. Une réelle force militante des plus déterminées doit dès maintenant travailler pour l'indépendance sur le terrain. Cette force militante pourra ainsi compléter de belle façon le travail accompli par le parti indépendantiste.

Depuis le référendum volé de 1995, les arguments en faveur du fédéralisme sont en position de force relative au Québec. Les fédéralistes possèdent les tribunes (et les occupent donc toutes) et nous invitent fallacieusement à " reconquérir le Canada " plutôt que de conquérir enfin notre liberté nationale. Nous nous sommes perdus en cours de route et nous devons nous remettre résolument en marche vers l'indépendance, sans jamais nous détourner de cet objectif essentiel pour l'avenir du peuple québécois en terre d'Amérique.

Le PQ fait du surplace depuis quelques années. Il recule même. Et cela est dû en bonne partie au fait qu'il y a cassure et bris de confiance entre ce parti politique représentant l'idée de souveraineté et les indépendantistes les plus motivés. Ceux-ci doivent s'organiser à l'extérieur du PQ. Non pas contre, mais indépendamment de lui. Il faut redonner le goût à ces indépendantistes de lutter pour le pays. Si le PQ ne les stimule plus, qu'ils se battent ailleurs, mais qu'ils combattent coûte que coûte. C'est dans ce but que le RRQ voit le jour. C'est pour redonner une influence réelle aux indépendantistes les plus travaillants et les plus motivés que l'organisation du Québécois se dote d'un volet " militant ". À partir de cet instant, le PQ ne pourra plus faire comme si la base militante n'existait pas. Elle redeviendra influente.


Qu'est-ce qu'un militant et un résistant?

Militer pour l'indépendance du Québec, cela ne veut pas dire prendre une carte de membre à 5$ d'un parti politique et attendre le déclenchement des élections pour agir, si agissement il y a. Devenir des militants et des résistants de la cause nationale, cela veut dire s'investir à fond dans l'action et tout mettre en oeuvre pour devenir des acteurs incontournables de l'avènement du pays du Québec. Cela veut donc dire rejeter le dilettantisme et l'amateurisme. Cela suppose évidemment d'être convaincu et de vouloir lutter pour que la victoire advienne le plus rapidement possible.

L'indépendantisme, c'est un combat sérieux et ô combien important et il faut des militants décidés pour le mener. Ce sont eux que nous invitons à joindre Le RRQ. Ces résistants pourront militer chez nous dans l'enthousiasme et la reconnaissance. Ils bénéficieront des moyens d'action dont nous nous sommes dotés au fil des ans. L'organisation du Québécois a développé une structure de combat et nous devons aller au bout du potentiel que cela offre. Il est ici question, entre autres, de nos tribunes qui permettent enfin que les indépendantistes motivés se fassent entendre : à nous tous d'accroître leur rayonnement.


Nécessité de se professionnaliser

Le mouvement indépendantiste québécois regorge d'individus et de groupes y allant chacun de leurs initiatives. Cela prouve que le mouvement est dynamique. L'effort de ces gens est évidemment louable. Toutefois, sans moyen professionnel d'action, ces initiatives sombrent trop souvent dans l'amateurisme et ne donnent donc pas de réels résultats. Cet éparpillement et ces pertes d'énergie doivent cesser. Nous proposons à ces militants de structurer leurs actions et de les appuyer efficacement dans leurs initiatives.

Parce que nos actions doivent donner des résultats bien tangibles, il nous apparaît nécessaire de professionnaliser le mouvement " militant ". Nous croyons d'ailleurs que l'organisation du Québécois a démontré depuis ses débuts qu'elle est capable d'agir de manière professionnelle, crédible et cohérente et ainsi toucher la cible. C'est très certainement l'organisation la mieux positionnée pour remplir cette délicate mission qui consiste à redonner une image de sérieux et de crédibilité à la base militante. Ces propos peuvent être difficiles à entendre, mais ils doivent être dits. Si nous voulons vaincre, nous devons refuser de nous mentir à nous-mêmes!


Rassembler les militants selon leurs intérêts

Se dévouer dans le militantisme ne doit pas vouloir dire s'astreindre à des tâches qui nous répugnent, bien que le vrai militant devra parfois être capable d'abnégation et de sacrifice.

En fait, chacun peut utiliser ses talents et travailler à la cause nationale selon ses propres intérêts. Partout, dans tous les domaines, le combat doit être mené, car à peu près tout reste à faire. Ce qui implique une diversité d'action et la participation de militants aux talents divers.

Or, l'organisation du Québécois offre l'avantage de présenter une grande variété de champs d'action possibles. Chaque militant peut y trouver son compte et militer dans un domaine qui le stimule et l'incite au dépassement. Un militant heureux est un militant efficace. Et un militant véritablement efficace parviendra à combiner son dépassement personnel à la réussite du projet collectif de libération. C'est ce que nous proposons.

Le RRQ sera également le lieu où la relève de l'organisation du Québécois sera formée pour assurer la pérennité de cette organisation.


Une organisation à plusieurs volets

Le RRQ en appelle donc aux militants désireux de s'investir dans le domaine du militantisme de l'information (journal Le Québécois), de l'édition (Éditions du Québécois), de la radio Internet (Québec-Radio), de la production de documents vidéo et de musique (Productions du Québécois), etc.

Par ailleurs, le RRQ veut être une organisation de combat sur le terrain. Les indépendantistes motivés doivent être visibles partout et tout le temps. De cette façon, les militants pourront travailler à l'organisation de conférences, de spectacles ou de manifestations. Ils pourront effectuer de l'affichage, tenir des kiosques dans différents milieux (cégeps, universités), etc. Bref, il y en a pour tous les goûts au RRQ et nous aurons besoin des talents de chacun.


Comment prendre part à la lutte?

Pour joindre le RRQ, il suffit de remplir notre fiche d'adhésion et de payer sa cotisation; cet argent servira au développement du RRQ. Dès lors, le militant s'engage à donner de son temps pour contribuer au succès de l'organisation et à l'atteinte de notre objectifs commun : l'indépendance de notre pays. Il sera alors appuyé par une organisation qui entend se développer selon les valeurs du travail, de la solidarité et de la détermination. Tous sont bienvenus : jeunes et vieux, hommes et femmes, Québécois de toutes origines. Un seul critère : être déterminé à s'investir pour la libération nationale du Québec.






Le Bureau politique du RRQ













PARTI INDÉPENDANTISTE





Le pouvoir au service de l'indépendance

Seule idée capable d'unir le vote national

Le Parti indépendantiste recrute dans toutes les régions et s'organise par circonscriptions. L'accueil favorable, enthousiaste même, que ce parti en formation reçoit sur le terrain s'explique : les gens sentent l'urgence de faire du Québec un pays et ils ne croient plus au Parti québécois pour réaliser leur aspiration nationale. Quant à l'Action démocratique du Québec et à Québec Solidaire, leur défense de la nation québécoise s'écrase devant la suprématie canadienne : l'ADQ rejette la solution de l'indépendance; QS en parle du bout des lèvres. Le Parti indépendantiste entend gouverner en fonction des priorités de la nation et place au contraire l'indépendance au sommet des urgences nationales.

Les défaites électorales du PQ en 2003 et 2007 ont marqué son déclin et l'ont relégué au rang de troisième parti à l'Assemblée nationale. Le parti de Pauline Marois impute son affaiblissement à l'idée forte d'indépendance. Cette logique insensée l'amène aujourd'hui à écarter toute action en vue de l'indépendance et tout moyen de la réaliser (pas de référendum ni autre plan d'action en ce sens ; inertie devant les urgences nationales comme la francisation de Montréal et l'intégration des immigrants; refus d'utiliser les fonds publics pour promouvoir la cause nationale ; démobilisation autour des commémorations comme le 40e anniversaire du « Vive le Québec libre! » du général de Gaulle, le 30e anniversaire de la Loi 101, la Fête nationale; etc.). Pauline Marois voudrait au mieux qu'on « rêve » du pays pour la saint-glinglin et qu'on s'interroge ad vitam aeternam sur le « pourquoi » de l'indépendance pour mieux renoncer au « comment ».

L'Action démocratique du Québec, quant à elle, présente une vision nationale si auto-négatrice qu'elle en devient gênante : un Québec debout les genoux à terre, à la fois « autonome » et dépendant du Canada ! Ce parti prétend mettre un terme aux « accommodements raisonnables » et à la non-intégration des immigrants sans rompre avec le système canadien qui nous les impose.

Il se fait le champion de l'« autonomie » québécoise, pourvu qu'elle se limite au carré de sable que papa Canada lui consent. Quand Mario Dumont crie «en avant les braves », tout le monde décode sans problème « sauvons-nous,les v'là » !

À Québec Solidaire, l'indépendance se perd comme pis-aller au fond de son sac d'engagements après l'écologie, l'économie sociale, la démocratie participative, le féminisme, l'altermondialisme et le pluralisme. Françoise David et Amir Khadir, l'oppression nationale, connaissent pas. Pour eux, se débarrasser de la tutelle canadienne n'a de sens que si ça doit faciliter le combat contre le néolibéralisme. La population québécoise ne veut pas d'autre référendum et elle honnit le «multiculturalisme» et ses «accommodements raisonnables», nos solidaristes veulent lui passer l'un et l'autre au moyen d'une « vaste démarche de démocratie participative ». QS, c'est la soumission nationale participative !

Déjà, on accuse le Parti indépendantiste de « diviser le vote ». Qui ne voit que le vote national est déjà dispersé entre les partis susmentionnés, sans parler des abstentionnistes et des verts ?! Ce gâchis historique, on le doit à l'abandon de la question nationale par le PQ après le référendum de 1995.

Le PI, en focalisant sur les priorités nationales des Québécois, est là au contraire pour les réunir.

Le Parti indépendantiste n'est pas un groupuscule, ni un groupe de pression, ni un mouvement de la société civile non partisan ; c'est un parti électoral de masse qui compte se présenter devant l'électorat en mettant son option, non en veilleuse, mais en avant. Fini les faux-fuyants devant l'exercice indépendantiste du pouvoir. Pour les indépendantistes, le gouvernement n'est pas une patate chaude qu'on ne peut prendre qu'avec la mitaine du référendum ou la promesse de ne pas s'en servir; gouverner, c'est le levier même de l'indépendance. Le PI a l'intention claire et ferme de faire servir le pouvoir démocratiquement acquis à la prise en charge des priorités de la nation, à commencer par son affranchissement du carcan canadien.


  • Accession à l'indépendance

    Élection du PI à la majorité des sièges; déclaration d'indépendance par l'Assemblée nationale; adoption d'une Constitution d'État indépendant provisoire; mise sur pied d'une Assemblée constituante chargée d’élaborer un projet de Constitution permanente; pourparlers avec Ottawa pour partager les actifs et la dette; etc.



  • Intégration citoyenne et linguistique

    Instauration d'une citoyenneté québécoise; établissement du français langue commune (renforcement de la Charte de la langue française; un CHU unique et français à Montréal; cégep français pour tous, etc.); révision des « accommodements raisonnables » dans la perspective de l'intégration citoyenne; sélection des immigrants en fonction du français et durespect de nos lois et valeurs (primauté des lois civiles sur les lois religieuses, égalité homme – femme); etc. Intégration citoyenne et linguistique



  • Prise en main de notre économie

    Nationalisation de l'éolien; grands travaux nationaux (réseau ferroviaire électrique, amélioration du réseau routier, mise sous terre des lignes de transport électrique, etc.); sécurité agroalimentaire; sécurité énergétique; rétention des sièges sociaux et de l'épargne québécoise; relance de l'industrie forestière; contrôle national de nos ressources naturelles: eau, forêts, mines ; investissement dans l'économie du savoir (création d’emplois dans les technologies de pointe); contrôle québécois des investissements dans la R&D; augmentation du capital-risque pour favoriser la création d'entreprises québécoises innovantes; etc.



  • Contrôle national sur les communications et télécommunications

    Une radio-télévision nationale avec réseau d'information; un Conseil québécois de la radio-télévision; etc.



  • Éducation et culture

    Augmentation du financement des réseaux français collégial et universitaire; renforcement des cours de français dès le primaire; cours d'histoire nationale au primaire; formation accrue de scientifiques, ingénieurs, médecins, infirmières et techniciens; financement adéquat des créateurs d'œuvres artistiques québécois; etc.



  • Sport

    Compétition sportive à l'étranger sous les couleurs nationales Équipe de hockey québécoise aux Jeux olympiques d'hiver 2010; etc.

Non à la « souveraineté » péquiste pour la fin des temps !

Non à la fausse « autonomie » adéquiste !

Mettons l'indépendantisme au pouvoir avec le PI !

Adhérez au Parti indépendantiste !

Parti Indépendantiste








ÉDITION 2007 - MANIFESTATION INDÉPENDANTISTE AVEC PIERRE FALARDEAU LE 1ER JUILLET À QUÉBEC - 10e ANNIVERSAIRE

Objet : Manifestation indépendantiste avec Pierre Falardeau le 1er juillet à Québec.

10e anniversaire!

Le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) organise pour la 10e année consécutive à Québec le 1er juillet une manifestation afin de protester contre la fête du Canada, fête des commandites, fête du colonialisme canadien et célébration de la mise en minorité du peuple québécois.

En plus de son président l’ex-felquiste Raymond Villeneuve, le MLNQ pourra compter sur la présence du célèbre cinéaste Pierre Falardeau.

Bien qu’organisée par le MLNQ, cette manifestation s’adresse à tous les patriotes québécois qui en ont ras-le bol de la propagande canadienne, des commandites fédérales et qui, en conséquence, ont à cœur l’accession à l’indépendance du pays du Québec.

L’invitation est donc lancée pour le rendez-vous à 11h15 a.m. devant l’Hôtel de ville de Québec, et ce afin de se diriger ensuite à la levée du drapeau canadien.

De même, le MLNQ profite de l’occasion pour rappeler les appuis reçus à sa pétition de protestation contre le Canada Day. En fait, la pétition est appuyée par une quinzaine de personnalités d’importance (Yves Michaud, Andrée Ferretti, Raoul Duguay, Michel Brault, Pierre Chagnon, Claude Jasmin, Julien Poulin, etc.) et plus de 4 200 citoyens et citoyennes.

Pour la liste complète des personnalités signataires de la pétition, voir le site internet du MLNQ au www.mlnq.net.


Bureau politique du MLNQ
(514) 279-1118
www.mlnq.net






Biographie de Raymond Villeneuve sur le site Wikipedia

Raymond Villeneuve est un militant de longue date en faveur de l’indépendance du Québec.

Né le 11 septembre 1943, il devient indépendantiste à 16 ans, après avoir entendu un discours de Raymond Barbeau, un des premiers leaders nationalistes modernes, et fait la promotion de l’indépendance auprès de ses camarades de classe de l’école secondaire de Saint-Stanislas. Par la suite, au début des années 60, il commence à militer dans des mouvements indépendantistes de gauche comme l’Action socialiste pour l’indépendance du Québec (fondée en 1960 par Raoul Roy), le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) et le Parti social-démocrate (devenu le Nouveau parti démocratique en 1961).

Mais Villeneuve est impatient d’agir et juge que les choses n’avancent pas assez vite. Il adhère alors au Réseau de résistance, formé à l’automne 1962 par des militants du RIN et qu’on peut considérer comme le précurseur du FLQ. Ce réseau s’implique dans des actions plus radicales (badigeonnages de symboles coloniaux, vols de drapeaux et petits sabotages) et commet son premier attentat majeur le 23 février 1963 en attaquant un poste de radio anglophone au moyen d’un cocktail Molotov avant de se dissoudre, dépassé par les événements.

Avec ses camarades du RR, Gabriel Hudon et Georges Schoeters, Raymond Villeneuve créé le Front de libération du Québec, fin février 63. C’est lui-même qui aurait trouvé le nom du nouveau mouvement et le drapeau inspiré des Viêt-congs moitié bleu, moitié blanc avec une étoile rouge au milieu de la partie blanche. Le FLQ ne tarde pas à passer à l’action dans la nuit du 7 au 8 mars 1963, alors que trois bombes incendiaires sont lancées dans trois casernes militaires de Montréal. C’est le début de la lutte armée pour l’indépendance du Québec. Certains attentats seront spectaculaires, comme ceux de Westmount, alors que dix bombes sont déposées dans des boîtes aux lettres. Un autre coûtera la vie à un gardien de sécurité d’un centre de recrutement de l’armée canadienne.

Le 16 avril, le FLQ lance son Manifeste d'avril 1963. Raymond Villeneuve en est un des rédacteurs, avec Denis Lamoureux, Pierre Schneider et Jacques Giroux. Même si aucun média ne le diffuse, le Manifeste réflète les orientations du FLQ en faveur de l'indépendance, certes, mais aussi de la "révolution sociale" qui exprime le socialisme vague des premiers militants.

Cette première vague d’attentats prendra fin en juin 1963, alors que Raymond Villeneuve et 22 autres militants felquistes sont arrêtés suite à la dénonciation du traître Jean-Jacques Lanciault. Leur procès a lieu à l’automne et Villeneuve est condamné à 12 ans de prison pour homicide involontaire (pour avoir fabriqué la bombe responsable de la mort du gardien de sécurité).

Après quatre ans passés derrière les barreaux, Raymond Villeneuve est libéré sous conditions. Il poursuit la lutte pour l’indépendance au sein du RIN et devient président des Jeunesses du RIN en avril 1968, avec l’appui de Pierre Bourgault. En octobre, le Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque devient le Parti québécois. Favorable à l’unification des forces indépendantistes, le RIN se dissous, décision que Villeneuve a appuyé (mais qu’il dira regretter plus tard, devant la mollesse du PQ).

Peu après la fondation du PQ, Raymond Villeneuve part en exil à Cuba avec d’autres camarades. Ils y restent 18 mois, approfondissant leur formation politique mais sans recevoir d’ « entraînement » particulier à la guérilla. En avril 1970, Villeneuve et ses camarades quittent Cuba en direction de l’Europe. Arrivés en Italie, Pierre Charette et Alain Allard sont refoulés vers Cuba alors que Villeneuve et Mario Bachand se rendent à Paris (Bachand sera assassiné à Paris en mars 1971 dans des conditions mystérieuses).

En partant pour Paris, Raymond Villeneuve caressait le projet d’une Délégation du FLQ à Alger. Il participera à sa mise sur pied en décembre 1970 en compagnie de Normand Roy et Michel Lambert, deux anciens militants du réseau de Pierre-Paul Geoffroy qui ont fréquenté des camps d’entraînement palestiniens en Jordanie. La Délégation extérieure du FLQ recevra une reconnaissance officielle et une aide financière du Front de libération nationale algérien et durera jusqu’à l’été 1972. Villeneuve se fixera alors à Paris et deviendra militant du groupe marxiste-léniniste En Lutte de Charles Gagnon, un des leaders idéologiques du FLQ.

Après la prise du pouvoir par le Parti québécois en 1976, plusieurs militants felquistes exilés amorcèrent un retour au pays dans la perspective d’un référendum à venir sur l’indépendance du Québec. Raymond Villeneuve a été le dernier militant du FLQ à revenir d’exil en novembre 1984, après 16 ans passés à Cuba, en Algérie et en France. Après avoir purgé une peine de 8 mois de prison, il a repris la lutte pour l’indépendance, militant au PQ et au Bloc québécois durant la campagne référendaire de 1995. Suite à l’échec des indépendantistes le 30 octobre 1995, Villeneuve a fondé le Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ), qui poursuit la lutte indépendantiste sur le terrain en organisant, entre autres, la manifestation du 1 juillet à Québec (boycottée par les partis indépendantistes) afin de dénoncer la présence canadienne au Québec.

En parallèle à son combat pour l’indépendance, Raymond Villeneuve s’attire les foudres des souverainistes modérés, qui l’accusent d’être nuisible à la cause indépendantiste, et des groupes fédéralistes comme Alliance Québec, qui lui reprochent d’être raciste et antisémite. Au mois d’août 2002, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour menaces à l’encontre de Brent Tyler, activiste canadien opposé à la loi 101.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Villeneuve »





PATRICK BOURGEOIS - LE CANADA UN ÉTAT COLONIAL



Il est devenu tabou depuis les années 1960 de parler de la situation coloniale du Québec. Ne craignant jamais la controverse, Patrick Bourgeois démontre que le colonialisme pèse toujours de tout son poids sur le Québec en 2006, et ce, dans un ouvrage riche d'enseignements intitulé Le Canada, un État colonial!.

Ce faisant, Bourgeois en profite pour répondre aux inepties propagandistes fédéralistes d'André Pratte, éditorialiste en chef à La Presse. L'hiver dernier, l'inénarrable Pratte publiait un essai chez VLB afin, disait-il, de détruire les mythes entretenus à propos du Canada, pays honni par les uns et béni par les autres. Au bout du compte, c'est le camp indépendantiste qui recevait une volée de bois vert. Il fallait que quelqu'un lui réponde : Bourgeois, dans son essai, le fait avec brio.

Cet essai s'attarde tout d'abord à démolir l'analyse historique qu'a bâclée Pratte. Bourgeois démontre que le Québec a historiquement été malmené. Depuis la Conquête de 1760, tout fut tenté pour éliminer la francité des rives du Saint-Laurent. Comme elle persistait, l'Anglais s'est mis en tête d'exploiter sans relâche le Québec français.

Dans une deuxième partie décapante, Patrick Bourgeois s'attarde à la situation contemporaine et répond à la litanie d'inepties dont se sert André Pratte afin de défendre le Canada actuel.

Finalement, le travail de Bourgeois s'enrichit d'un avant-propos aussi décapant que pertinent signé Pierre Falardeau. Le cinéaste prend la parole pour dénoncer l'information sous contrôle et le vide de la pensée. Un texte fort.








PIERRE-LUC BÉGIN - MICHAEL IGNATIEFF: UN DANGER POUR LE QUÉBEC ?



Le premier ouvrage des Éditions du Québécois cet automne concerne le nouveau Trudeau pré-fabriqué qui aspire à diriger le pays et mettre les indépendantistes québécois à leur place : Michael Ignatieff. Un homme que personne ne semble vraiment connaître au Québec!

Il est impératif que les Québécois soient informés sur les idées de Michael Ignatieff et qu'ils s'intéressent à celui qui se prétend champion de l'unité canadienne. L'ouvrage signé Pierre-Luc Bégin et intitulé Michael Ignatieff : un danger pour le Québec? a été écrit dans ce but : montrer le visage sombre de Michael Ignatieff. Pour y parvenir, Bégin analyse les opinions d'Ignatieff sur des sujets d'importance qui touchent de près les Québécois, notamment le nationalisme québécois, la protection de la langue française, l'histoire du pays, l'impérialisme, la démocratie, la guerre, la défense, la torture, les médias. L'auteur retrace aussi les antécédents familiaux, la vie et le parcours intellectuel et politique d'Ignatieff.

Cet essai démontre qu'Ignatieff se révèle le plus ardent des militaristes, un défenseur tous azimuts de l'impérialisme américain, un fédéraliste pur et dur et un anti-nationaliste primaire, et ce, en étant simultanément le plus âpre défenseur du nationalisme canadian. Michael Ignatieff : un danger pour le Québec? Pierre-Luc Bégin croit que oui. Lisez pourquoi.














Le MLNQ fête ses dix ans!

Dix ans déjà que le Québec s'est doté d'un mouvement indépendantiste de combat: le Mouvement de Libération Nationale du Québec.

Depuis sa fondation en 1995 par l'ex-felquiste Raymond Villeneuve, le MLNQ a mené des batailles importantes et a joué un rôlé non-négligeable dans plusieurs dossiers chauds au Québec.

D'abord, le MLNQ a été au premier rang de la lutte contre les partitionnistes. La vigueur du discours et des actions du mouvement les a d'ailleurs fait reculer. Mais nous devons rester vigilants.

Par ailleurs, le MLNQ a joué un rôle d'envergure dans le combat pour un Québec français, notamment en étant la seule organisation à se dresser contre les volontés d'Alliance-Québec ou d'Howard Galganov et ses sbires. Le MLNQ est même allé sur le terrain prendre la défense des Québécois du Pontiac, victimes de l'opprobre des orangistes de cette région de l'Outaouais.

De plus, c'est le MLNQ qui fut et demeure la seule organisation à se dresser contre la fête de la Confédération au Québec, en compagnie de notre camarade Pierre Falardeau. À ce sujet, notre pétition de protestation atteindra bientôt les 4000 signataires, dont de nombreuses personnalités.

Or, il y a également toute cette action militante dont les résultats intangibles ne peuvent être perçus mais qui demeure fondamentale.

Notamment, on peut penser que toute la pression exercée par le MLNQ sur le Parti Québécois a contribuée à ce que le PQ maintienne le cap sur la souveraineté au lendemain du référendum de 1995.

Finalement, la publication sans interruption de 120 numéros du bulletin d'information "La Tempête" constitue à elle seule un exploit et une forme d'action politique importante dans la sensibilisation de nos compatriotes.

Bref, l'action du MLNQ au cours des dix dernières années témoigne de sa pertinence et de son influence... Continuons le combat!

Nous vaincrons!


Raymond Villeneuve

Président du MLNQ







NOS JEUNES FELQUISTES : DES REBELLES IGNORÉS ? C'EST ASSEZ, ÇA SUFFIT !

Texte tiré du journal Le Québécois, octobre 2005.

Après presque un demi-siècle, persiste encore une sorte de honte niaise. On continue, hélas, hélas, hélas, le silence total sur des garçons qui hypothéquaient courageusement leur avenir, qui agirent absolument librement et sans aucun profit appréhendé. Qui résistèrent quoi, armés de manière artisanale tout à fait comme ceux de Saint-Denis ou de Saint-Eustache au temps de la guerre anticoloniale des débuts du XIX siècle.

Ces " jeunes gens en colère ", qui entrèrent dans la clandestinité, ceux des débuts de 1960 comme ceux de 1970, sont des inconnus pour les jeunes générations. Ils méritent de la lumière, non ? Ils montraient du courage, une audace terrible tant somnolaient la majorité des nôtres, sauf au RIN de Pierre Bourgault. Ils prenaient, oh oui, des risques énormes. Ils allèrent, la plupart en prison, quelques-uns pour longtemps, et en exil, tel Richard Bizier. Ils furent vendus…pour de vrais " 30 deniers ", bien sonnants et bien trébuchants, furent trahis par des Judas-Jacques-Lanciault ou bien capturés par une puissante machine de répression militaro-policière avec immense filet mis en action par les agents zélés du fédéralisme canadian et par leurs inféodés au Québec même.

Les rebelles de 1837-1838, ces magnifiques " Patriotes " sont au calendrier et fêtés chaque novembre. Conspués par le haut-clergé froussard face aux " bons maîtres ", interdits de sépulture chrétienne, ils sont devenus, le temps passant, des héros incontestables. Plus d'un siècle a passé, c'est bien ça ? On grave leurs noms sur des socles, on rend de justes hommages à ces héros antimonarchistes armés. Qui tuèrent parfois. Pour la cause sacrée. Pour les jeunes membres du FLQ rien, c'est un silence qui a assez duré. De jeunes historiens québécois devraient désormais enquêter et publier sur eux. On découvrira, me dit-on, des " qui-ont-mal-tourné ", et après ? Dans n'importe quel groupe de libération, toujours, il y a eu des héros qui ont mal vieilli. Durant la Résistance en France comme parmi les batailleurs de l'Irlande-nord. Pas vrai ? Nul patriote n'est tenu de mener une vie exemplaire après le temps des combats. Et vive la liberté! C'est banal, normal, prévisible que certains comportements héroïques ne s'accomplissent que dans l'urgence d'un moment d'histoire, non ? Il s'agit de faire cesser un mutisme louche. De cesser d'intérioriser de façon fort malsaine la vision haineuse de nos desperados selon les vues forcément rapetissantes des ennemis de notre patrie. Je souhaite - et j'ose croire n'être pas le seul - mieux savoir qui étaient ces jeunes gens qui firent trembler pendant des mois, certaines années, les puissants et les assistants passifs de notre DILUTION ORGANISÉE. Tenez ces deux mots. Ils résument clairement ce qu'est l'Histoire du Canada. Cela depuis le goddam Durham jusqu'à la maudite tromperie faussement nommée : confédération.

Au temps des premiers bombardements felquistes, travaillant comme scénographe au " réseau français " (réseau tant craint par PET) de la CBC, je me souviens fort bien des mines d'enterrement de la riche English section de la dite Boadcasting Corporation, boulevard Dorchester à Montréal. Crispations partout. Énervements subits. Suspicions virant à la plus folle des paranos dans les couloirs, les bureaux et les salles de réunion. On peut imaginer les semblables désarrois ailleurs, à Ottawa comme à Toronto. Noyautage du personnel par des agents de la Police Montée déguisés en cadres. " Le cadre ", petit, moyen, supérieur, c'est si pratique comme camouflage policier.

Ce fut un temps de panique, d'agitation bureaucratique allumée par ces quelques jeunes résistants impatients. Bombes donc ici et là ! Posées par qui ne croyaient plus aux faveurs d'une bien lente démocratisation entre les " deux solitudes ". Ainsi le Big Brother (et Big Boss) ce sinistre bloke, Gordon, proclamait scandaleusement que les Québécois, tous, n'étaient pas assez compétents pour obtenir la moindre promotion dans les grandes compagnies, publiques ou semi-publiques. Ainsi, soudainement, voici que des bombes éclataient, sans cesse, et voilà que nous pouvions lire (dans La Presse comme dans Le Devoir) des " avis de promotion " inouïs. Tiens, tiens ! Subitement les Québécois avaient des talents ! Brave et bonne conseillère, la violence ?

Quand les felquistes furent mis en cellules pas un seul de tous ces " frais promus " eut l'idée normale d'envoyer au moins des oranges ou des chocolats à ces très jeunes hommes enfermés en pénitenciers ! Oh, les ingrats. C'était de leurs actions intrépides, de la peur, que survenaient leurs neuves fonctions importantes, leurs nouvelles grosses gages. Ces jeunes garçons du FLQ avaient réveillé ces racistes francophobes, bonzes à clubs privés interdits aux nôtres, bonzes du Golden Mile, mandarins racistes des establishements. C'était donc la frousse-au-cul de ces damm blokes qui venait de permettre - à nos compatriotes doués - la fin du mépris raciste anglo et d'avoir droit à des postes de directeurs, de gérants, de surintendants, de directeurs, de vice-présidents. Ah oui, une belle bande d'ingrats ! Ou bien ils étaient tous des innocents, des mal-politisés, des aliénés à plaindre, des désinformés, des polis esclaves habitués aux reconnaisances très tardives. Eh oui, pas une seule orange donc dans ce temps-là… et, en 2005, pas encore un seul nom de ces résistants armés, nulle part, dans aucun manuel scolaire d'histoire, pas une seule mention à aucun anniversaire … anniversaire qui pourrait souligner " un tout-petit-peu-au-moins " les bénéfices cueillis à cette époque par les nôtres.

" Oui mais il y a eu des victimes innocentes ", me dit-on aussi. Inévitablement. On n'a qu'à lire un peu à propos de tout mouvement d'émancipation, de révolte. Au Mexique des Zapata, des Bolivar comme aux jeunes Etats-Unis de 1776, il y eut des victimes, on peut citer mille villes et/ou pays, n'est-ce pas ? Il faut être d'une candeur rare pour imaginer une lutte, un combat armé et souhaiter qu'on n'y trouve aucun sang versé. Oui, il y a eu, hélas, cette dévouée simple secrétaire chez La Grenade Shoes, cet étudiant, kamikaze sans le vouloir, jeune et maladroit porteur de bombes sous Vallières et Gagnon, l'étudiant Corbo, 18 ans. Et cet agent de police devenu hélas handicapé, hélas aussi ce malheureux concierge, M.O'Neil, gardien d'une caserne militaire une certaine nuit de bombe… Et puis, il y a 25 ans maintenant, événement traumatisant, un député-ministre libéral, Pierre Laporte.

J'en oublie ? C'est possible. Encore une fois, cette partie de NOTRE histoire, gênante pour les timorés, qui est tue, cachée, doit désormais trouver de l'éclairage. Ces batailles, rarement meurtrières, devraient faire partie des manuels scolaires, sans aucune espèce de honte, avec vérité. En montrer avantages et désavantages, oui, ces graves inconvénients via la répression. Blocages de promotions pourtant méritée, mon cas à trois reprises à la SRC quand j'étais security risk n'est-ce pas, comme Gérald Godin, ou un Norman Lester, il y a pas longtemps. N'oublions jamais les ordres " implicites " de PET à la RCMP d'où vols des listes du PQ, (vraies) bombes, (faux) communiqués felquistes, incendiât de grange.

Oui, il est urgent maintenant qu'un chercheur sorte de l'ombre ces vaillants jeunes défenseurs des nôtres injustement enterrés vifs. Nous souhaitons ce (ou cette) amant de lucidité, de franchise. Que ce sain travail d'histoire normale se fasse dès à présent, presque 50 ans après les premiers gestes du FLQ. Ils sont des faits notoires. Facile à dénicher cette part d'histoire dans les archives des journaux. Maintenant pour rendre justice mais aussi pour faire enrager et nos adversaires néo-rodhésiens (1) et néo-chiens-couchant. Qu'ils en bavent ceux qui, salauds finis, inventent la nocivité et l'inutilité des actes terroristes en vue de notre liberté totale. Personne n'insulte la mémoire de M. Begin qui fut, lui aussi jeune, un fort actif terroriste aux aurores de l'installation de la patrie juive.

L'autre qui me dit aussi : " Oui mais le raciste Speak white montréalais des Square Heads, si insultant, on ne l'entend plus. Tout a changé maintenant, non ? " Je répond : raison de plus de revaloriser les premiers jeunes combattants de notre lutte d'émancipation. Ils furent héroïques, il ne faut plus craindre de le dire, de vanter ces gars-là, de narrer leurs actions illégales mais non " illégitimes ", dans nos livres d'histoire. Seul le regard méprisant de nos vieux agents d'assimilation, celui des foremen de nos pères soumis, nous empêchant de crier : " Honneur à vous premiers combattants du milieu du 20ième siècle ! ". Et l'autre mal-décolonisé, aliéné qui me dit encore : " En 2005, pourquoi reparler de ces années noires ? " Parce que " je me souviens ", parce que relater ce passé récent, c'est exactement le rôle de l'historien. Justement, en 2005, il faut en parler, il faut inscrire les faits, la courageuse action entreprise quand il y avait encore, malgré les promesses des quatre " L " (Lesage, Lévesque, Lajoie, Laporte) trop peu de progrès, et, partant, trop peu d'espoir. Les âmes délicates, les bons-ententistes à tout prix, les effaceurs des faits gênants, les révisionnistes patentés, tous ces cornichons frileux et hypocrites, ces carpettes de l'axe anglo-américain, ces lamentables cocus-contents, vous verrez, vont se pincer le nez, l'auriculaire en l'air, " Quelle horreur ! Ces bombes, pouah ! " Ce qui va ravir les anciens patrons blokes et leurs courroies dociles en fédérastie. Au moment où le vaiseau coule, au moment où les rongeurs fédérats (afflublés du beau mot de créatifs publicitaires) se sauvent, se cachent…c'est bien, non ?, le bon moment de louanger des jeunes gens impétueux, d'un courage édifiant, et, je le répète, qui hypothéquaient leur avenir complètement. Agissant pas pour gagner des sous ô Juges Gomery de la terre, mais pour effrayer des racistes sourds à 85 % de la population les environnant; ce qui était un racisme québécois à la sauce " Afrique du sud " !

À partir de maintenant, de cet appel, j'ose espérer la rédaction généreuse d'une personne du monde des historiens. Justice sera enfin rendue. Un malodorant silence enfin brisé. Un tabou bien con enfin démoli. Tout un pan de notre histoire, celle de nos jeunes felquistes, n'a absolument rien de honteux.

Cette honte que la gent bien-pensante, languedebois-parlante, nous ordonne de nous taire sans le dire, elle fait exactement le jeu de nos dominateurs. Y compris le jeu de la horde des méprisables libéraux à commanditaires stupides, à vagues de pavillons unifoliés. Et le jeu des valets ottawaïens, des rois-nègres serviles, à la Georges-Étienne Cartier, le vire-capot, ou à la Louis St-Laurent, le tergiversationnaliste, ou encore à la PET-Trudeau, le jetsetter apatride et déraciné, enfin à la Jean Chrétien, cet ignoble Janus (à deux et quatre faces) le pire de notre histoire.

Eux tous et bien entendu de mèche avec nos adversaires les noyeurs intéressés de nations souveraines, les installateurs zélés de mosaïques et du multi-cul… instrument si pratique pour nous diluer au plus tôt : qui ? Nous : les trop longtemps endormis Québécois bafoués, nous, la trop patiente naguère MAJORITÉ INVISIBLE, nous, les anciens mollassons " moutons ", nous les ancien favorisateurs des ghettos, nous les jadis racistes invertis (nous n'étions que des crétins, c'est entendu…)., c'est terminé en 2005, enfin ! Combat essentiel en 2005 ! Eux, les à-abattre " électoralement désormais avec tous leurs parasites vénaux, des Chuck Guité graisseurs compulsifs jusqu'au " prophète indépendantiste " loufoque, le pourri revenant shakespearien du Danemark, l'Alphonso.

Je sais, je sens, que l'on va venir corriger cette part de notre histoire en 2005 et le vieil homme que je suis devenu en est si content, si léger, si fier. Je dis déjà merci à cette personne courageuse. J'ai déjà hâte à cette lumière. J'ai hâte déjà à toute la vérité. Comme je le fis, en 1965 en page de garde de mon roman populaire (ce qui enragea les abbés Marcotte de tout le territoire! ), " Pleure pas Germaine ", je veux dédier ce petit pamphlet à…

(et peu m'importe s'ils ont bien ou mal tourné - et c'est quoi au juste " mal tourné " - )

à MM. Mario Bachand, Alain Brouillard, Richard Bizier (que je revois parfois), François Gagnon, Jacques Giroux, Gabriel Hudon (condamné 20 fois à la " perpétuité " et à qui, en 1980, je confiai mon " Contes du Sommet bleu " chez Quebecor), Yves Labonté, Denis Lamoureux (aidé à sa sortie de pénitencier par Pierre Péladeau), Eugénio Pilote, Gilles Pruneaux (rencontré à la célèbre " Taverne Royal Pub " en 1961), Pierre Schneider (aidé aussi chez Péladeau), Georges Schoeters, (émigrant du pays de Brel), Roger Tétreault, Raymond Villeneuve (encore actif chez les radicaux de la cause).

Vive TOUTE l'histoire !

(1 : " rodhésien " est l'infamante épithète publiquement utilisée pour nos racistes par René Lévesque face au racisme francophobe des anglos de son temps. C.J. ).


CLAUDE JASMIN







CAMPAGNE DE FINANCEMENT - LE MLNQ A BESOIN DE VOTRE APPUI!

Chèr(e)s membres et ami(e)s,

Depuis sa fondation il y a près de 10 ans déjà, le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) a mis tous ses efforts, tout le coeur et le courage de ses militants pour la défense du peuple québécois, de sa langue, de sa culture, de ses lois et de ses institutions.

Cependant, les efforts individuels de quelques-uns ne suffisent pas pour que le mouvement fonctionne à sa pleine capacité. Contrairement aux mouvements anglo-colonialistes et partitionnistes, nous ne bénéficions de l'aide d'aucun gouvernement et d'aucune commandite. C'est pourquoi nous sollicitons encore cette année un effort de votre part pour nous aider à poursuivre le combat et organiser plus efficacement des manifestations, réunions et autres activités d'action politique essentielles.

Si nous considérons la lenteur actuelle du mouvement indépendantiste à se mettre en marche malgré un contexte favorable, il semble évident que nous devrons mettre en oeuvre différents moyens d'action pour réveiller la conscience de nos compatriotes et relancer la ferveur indépendantiste en vue d'un troisième référendum, gagnant cette fois, qu'Ottawa devra reconnaître et que nous devrons défendre.

Même le plus humble don de votre part peut nous être utile pour soutenir notre lutte. L'avenir du Québec est entre les mains de gens comme nous, comme vous, vrais combattants de l'indépendance de la Patrie, qui sommes les seuls à nous tenir vraiment debout face aux multiples attaques des Canadiens et au danger que le fédéralisme canadien fait peser sur notre peuple. Nous comptons sur vous.

Nous voulons également encourager tout ceux qui n'ont pas encore pris leur carte de membre du M.L.N.Q. ou un abonnement à "La Tempête" à poser ce geste politique essentiel à notre financement qui, de plus, permet de combattre la pensée unique des médias fédéralistes et permet d'informer nos membres et sympathisants de nos actions.


Raymond Villeneuve

Président du MLNQ

Pour le bureau politique du MLNQ







INSTITUTIONS ANGLOPHONES VANDALISÉES

Objet : Michel Thibault - Le Soleil de Châteauguay - Édition du 16 juillet 2005

Des institutions anglophones de Châteauguay ont été vandalisées cette semaine par des individus qui se réclament du FLQ, ce groupe extrémiste nationaliste qui a fait la manchette dans les années 70.


Sur un mur de l'église Maplewood à Châteauguay, des vandales ont inscrit, en anglais : anglophones chaque jour que vous passez en liberté est un jour de plus qui vous rapproche du jugement. C'est signé FLQ. (Photo - Andrew Clark) Un message haineux inscrit sur une porte de l'église Maplewood. (Photo - Andrew Clark)


Des messages haineux signés de ces trois lettres ont été découverts, jeudi dernier, sur l'église Maplewood et l'école primaire St-Willibrord, tous deux située rue McLeod.

Entre autres, les auteurs ont inscrit sur ces édifices "Le Québec aux Québécois", "Un jour cette école sera francophone" et "Anglophones, chaque jour que vous passez en liberté est un jour de plus qui vous rapproche du jugement". Ces dernières inscriptions étaient en anglais. Une vitre de l'église a également été brisée par un lancer de pierre.




"C'est épouvantable !"

Une citoyenne qui a alerté le journal après avoir vu les dommages était outrée. "C'est épouvantable !", a-t-elle dit. "On essaie d'avoir de bonnes relations entre anglophones et francophones à Châteauguay, au Québec et partout au Canada et il y a tout le temps des imbéciles qui viennent envenimer les choses."


La porte vitrée de l'église Maplewood n'a pas été épargnée. (Photo - Andrew Clark) Une vitre de l'église a aussi été brisée. (Photo - Andrew Clark)



Michel Thibault

Le Soleil de Châteauguay

Édition du 16 juillet 2005







UNE LETTRE ANONYME SUIT LES MÉFAITS ANTI-ANGLOPHONES

Objet : Michel Thibault - Le Soleil de Châteauguay - Édition du 30 juillet 2005

Les méfaits visant des institutions anglophones commis à Châteauguay au cours des dernières semaines ont été suivis d'un message anonyme trouvé lundi matin dans la boîte aux lettres du journal Le Soleil.


La lettre reçue au journal signée «FLQ 2005». Des pierres tombales de défunts anglophones vandalisées au cimetière Christ-Roi. (Photo d'archives)


Intitulée "Missive de la cellule Papineau" et se terminant par "À très prochainement, FLQ 2005", la lettre livrée sans enveloppe annonce : "la présente a pour but de revendiquer la série d'actes de vandalisme perpétrée envers les institutions et symboles anglophones de votre municipalité ces dernières semaines..."

Répondant à un jeune militant souverainiste, Guillaume Ménard, qui dénonçait les gestes dans une récente lettre ouverte, l'auteur prétend faire partie d'un groupe de "jeunes cœurs révolutionnaires qui en ont par dessus la tête de cette pseudo vie commune avec les anglo-saxons et de cette obsolète course référendaire vers la souveraineté-association".

L'auteur soutient aussi que le lieutenant Larry Tremblay, de la police de Châteauguay, fait une "grossière erreur de jugement" en mettant les graffitis et les bris sur le compte de "jeunes écervelés".

"Et si ces jeunes écervelés étaient en fait des individus déterminés, ayant à leure (sic) disposition les moyens requis pour faire naître une révolution. (sic)", lit-on dans la lettre. "La violence escaladera. Nous vaincrons", poursuit l'auteur.

Celui-ci termine avec les deux premières strophes du poème Le cercueil, d'Émile Nelligan. Une allusion à la mort qui fait écho aux pierres tombales de défunts anglophones barbouillées des lettres FLQ dans le cimetière Christ-Roi.

De son côté, la police de Châteauguay poursuit son enquête, a indiqué cette semaine le lieutenant Tremblay. Les dossiers de méfaits commis au cimetière déjà nommé, à l'école primaire St. Willibrord et à l'église Maplewood ont été rassemblés en un seul et confié à un enquêteur. Lequel se charge, entre autres, de définir, en analysant l'écriture, si une ou plusieurs personnes ont tracé les graffitis.

En vue de déterminer si elle a affaire à une organisation ou à un mauvais plaisantin, les forces de l'ordre châteauguoises ont communiqué avec les services de renseignements d'autres corps policiers, souligne le lieutenant Tremblay.

Michel Thibault

Le Soleil de Châteauguay

Édition du 30 juillet 2005






MICHAELLE JEAN ET LES FELQUISTES

Objet : Michaëlle Jean et les felquistes


Dans les milieux indépendantistes, plusieurs réactions à la fois de lassitude et d'admiration se sont manifestées à la suite du « bon coup » de Paul Martin qui a sollicité Michaëlle Jean pour le poste de Gouverneur Général. Paul Martin ne cache pas qu'il veut ainsi faire progresser le camp fédéraliste au Québec prenant le risque comme avec le revirement de Jean Lapierre de s'aliéner une partie de l'électorat anglophone. Michaëlle Jean est un simple pion dans un jeu d'échecs mais Paul Martin doit miser là-dessus parce qu'il n'a plus grand-chose à offrir au peuple québécois. La promesse d'un nouveau style, voire d'un nouveau fédéralisme, ne s'est jamais concrétisée et pour peu que le mouvement indépendantiste retrouve un peu d'élan, l'édifice bureaucratique canadien risque bien de s'effondrer d'un seul coup. Mais il reste la campagne d'images, il peut encore repeindre la façade lézardée. À cause de la faiblesse des indépendantistes au niveau du contrôle des organes d'information, il peut encore retarder l'échéance.

Incapables de riposte, les indépendantistes se contentent d'encaisser le coup. Il faut bien admettre que Michaëlle Jean, à la figure angélique, au charme enjôleur est une figure inattaquable. D'abord, elle n'a jamais fait de politique, peut-on lui reprocher d'avoir changé de camp, d'avoir tourné le dos aux siens? D'autant plus que le prestige de la fonction a permis de domestiquer toute la mouvance intellectuelle québécoise autour des prix du Gouverneur Général. Quel récipiendaire de ce prix, tout indépendantiste soit-il, peut reprocher à cette amante des Arts, d'occuper le poste qui permet d'attribuer ce prix si convoité? Bref, face à cette nouvelle représentante de la monarchie, du colonialisme archaïque, les intellectuels québécois sont déculottés. S'ils s'étaient tenus debout dans les dernières années face à cette politique de domestication, Paul Martin ne pavoiserait pas autant. Il reste que Michaëlle Jean a fait un choix en toute connaissance de cause. Elle a beau être animatrice de Radio-Canada, elle baigne depuis des lustres dans l'atmosphère indépendantiste qui caractérise le milieu intellectuel qu'elle fréquente. Elle sait ce qu'elle fait et contre qui elle le fait. Elle n'est pas apolitique, elle sait qu'elle est au coeur d'un lutte politique cruciale et historique et que le camp qu'elle favorise désormais n'aura de cesse d'affaiblir, voire de détruire le mouvement indépendantiste dans une stratégie de mise au pas de la nation québécoise.

Ceux qui aimaient Michaëlle Jean ont bien raison d'être déçus. Et je suis un de ceux-là. Mais je me console vite parce que je sais que l'image de ce nouveau couple royal qu'elle fait avec le cinéaste Jean-Daniel Lafond sera bientôt écorchée au Canada anglais et que nous risquons d'assister à une superbe dégringolade qui risque d'être étonnante dans ses conséquences politiques.

Déjà Odile Tremblay, la chroniqueuse cinéma du Devoir, qui connaît bien Michaëlle et Jean-Daniel décrit bien l'impossible situation qu'ils risquent de vivre : « Or Jean-Daniel Lafond est ce documentariste qui a consacré un film à Pierre Perreault, un autre à Jacques Ferron, un autre encore aux felquistes Pierres Vallières et Charles Gagnon : des êtres purs attelés à un rêve d'indépendance. Son nationalisme, Jean-Daniel l'a exprimé à la radio, à travers ses films, ses écrits. Difficile de l'imaginer dans le rôle du prince consort fédéraliste qui retiendra sa langue. Il aime tant parler et le fait si bien. »

Bref, le mari de la Gouverneure Générale est un pur indépendantiste qu'une enquête de sécurité n'a pu ignorer. Paul Martin, sachant la chose, a cru jouer un coup de maître en le ralliant, le temps d'un mandat protocolaire. Sauf que Jean-Daniel Lafond n'est pas une Belinda Stronach ou un Jean Lapierre. Il ne frayait pas avec des politiciens de pacotille mais avec de purs révolutionnaires. Ceux-là même qui ont provoqué le pouvoir d'Ottawa jusqu'à instaurer la loi martiale et l'occupation militaire du Québec. Le Canada anglais ne semble pas avoir remarqué encore qu'il ait fait un film sur le FLQ, avec comme scénariste Francis Simard, l'un des membres les plus en vue de la cellule qui a enlevé le ministre Pierre Laporte lors de la célèbre Crise d'octobre. Jean-Daniel Lafond l'a probablement connu lors d'un lancement des éditions VLB qui appartenaient dans les années 90 à Jacques Lanctôt, autre membre très connu du FLQ, qui avait enlevé le consul britannique James Richard Cross, déclenchant ainsi l'engrenage des événements d'octobre. C'est à l'un de ces lancements que j'ai connu Jean-Daniel Lafond. Je ne doutais pas qu'il fût indépendantiste, tous les intellectuels québécois, le sont à différents degrés. Après la parution de mon premier roman, sachant que je travaillais aussi comme scénariste, il m'a proposé de travailler avec lui sur un film. Je ne suis allé qu'une fois à son appartement de la Petite Bourgogne mais la visite fut mémorable. Michaëlle Jean travaillait dans le salon-bureau, elle avait ce sourire si avenant qui la caractérise, et ce jour-là, elle révélait une grâce que l'écran télé ne peut rendre. Bref, elle est encore mieux dans la vie comme dirait la tribune populaire. Elle se retire pour nous laisser travailler et Jean-Daniel avant d'attaquer le sujet, me fait une petite visite des lieux. Il est très fier de sa nouvelle bibliothèque. Il me confie que c'est Jacques Rose qui a fait les dernières rénovations chez lui. Jacques Rose, le deuxième felquiste sur les lieux du drame qui a vu la mort du ministre Pierre Laporte. Comme quoi Jean-Daniel Lafond ne se tient pas avec n'importe qui! Qui aurait dit que la future Gouverneure Générale du Canada ait accueilli dans ses murs l'un des révolutionnaires les plus recherchés avec son frère Paul par toutes les polices canadiennes. Je ne suis pas certain qu'elle se sentait à l'aise avec toutes les fréquentationsde son mari mais en même temps je présume qu'elle a assez de grandeur pour ne pas désavouer cette période de leur vie commune. Toujours est-il que c'est Jacques Rose, l'habile menuisier qui avait conçu la cache de la rue Queen Mary qui lui a refait son bureau avec sa précieuse bibliothèque. Jean-Daniel Lafond en était si fier qu'il me confie que Jacques Rose, qui n'avait pas perdu la main pour les cachettes mystérieuses, avait fait un double-fond au cas où Jean-Daniel voudrait y cacher des armes. Évidemment, Jean-Daniel en était ravi même s'il doutait d'avoir un jour à se servir de ce double-fond. Mais enfin, ça met tout de même du piquant dans la vie.

Pourquoi je dis tout ça, en sachant que toute la presse anglophone va s'emparer de cette histoire et se mettre à charcuter le couple princier? Parce qu'il le faut, simplement. Paul Martin avait besoin de la pureté et de la naïveté pour l'immoler sur l'autel de l'unité canadienne. Un bel ange nous a été enlevé et sera demain livré aux vautours. Nous devons démasquer la combine de Paul Martin et pour ce faire, nous servir de la vérité qui est parfois si cruelle.

Mais elle n'était pas cruelle avant ce jour, elle était même sympathique. Nous savions que là-haut dans la tour de Radio-Canada, derrière son interdit de parole, une superbe conscience, héritière des grandes littératures de son pays, voyait notre combat et attendait son heure pour venir nous rejoindre. Au lieu de cela, elle se retrouvera seule à lutter contre une mer démontée et nous ne pourrons rien pour elle, sauf attendre que la vague la repousse sur nos rivages. Je pense qu'il faudra alors la recueillir et lui ouvrir à nouveau les bras. Car la haine de notre liberté que révélera la campagne anti-québécoise qu'elle aura suscitée suffira peut-être autant que tous les lacs Meech à nous souder ensemble dans un même et seul destin, nous les Québécois de la séculaire résistance.

Mais peut-être que je me trompe, que Paul Martin dans l'espoir d'arrêter la marche de l'indépendance réussira à imposer son choix de Michaëlle Jean comme Gouverneure Générale et commandant en chef des forces armées canadiennes. Alors, c'est bien vrai qu'il aura réussi un bon coup. Mais j'ai comme un doute! J'ai l'impression que dans cette histoire, à double-fond, le dernier mot appartiendra à d'illustres revenants politiques que sont les militants du FLQ. Je suis sûr que Paul Martin ne l'attendait pas celle-là.

René Boulanger

Écrivain






RÉVÉLATIONS-CHOCS SUR JEAN-DANIEL LAFOND

Objet : L'assaut contre Michaëlle Jean : le double-fond de l'histoire

Le Québécois rend publiques des déclarations pro-felquistes de Jean-Daniel Lafond

Déjà fort de deux larcins effectués dans le camp de ses adversaires (Jean Lapierre au Bloc et Belinda Stronach au Parti conservateur), Paul Martin croyait pouvoir refaire le même manège, de façon à accroître ses chances de succès au Québec où son parti se relève difficilement du scandale des commandites, en nommant cette fois-ci Michaëlle Jean au poste de gouverneur général du Canada. Certes, la dame est élégante, elle est belle et ne prête très certainement pas à la controverse. Et elle est aimée des Québécois. D'où l'intérêt pour Paul Martin de l'utiliser grossièrement au détriment du Québec sur le chemin qu'il est de l'émancipation. Pourtant, est bien pris qui croyait prendre, car Le Québécois a pu faire ravaler sa fanfaronnade au premier ministre du Canada.Et de très belle façon, puisque l'équipe de ce journal est parvenue à associer la fonction passéiste, obsolète, mais tout autant coloniale qui est celle de gouverneur général au courant extrémiste du mouvement nationaliste, c'est-à-dire la frange felquiste.Et ce n'est qu'un début !Le présent communiqué donnera un tour nouveau au drame qui se joue à Ottawa, c'est l'évidence même.

Dans toute guerre d'image qui oppose des adversaires décidés à en finir, le recours aux transfuges est toujours très efficace.Il permet d'asséner un coup de poing à l'estomac de l'ennemi en donnant l'impression à tous que la cause qu'il défend est moribonde puisque les rats quittent prestement le navire.C'est une offensive de cet acabit que Paul Martin a tenté d'effectuer au détriment de ceux qui rêvent d'un autre statut pour le Québec.En se plaçant malencontreusement au service du colonialisme canadien, Michaëlle Jean permettait à Paul Martin de réaliser ses fantasmes.Dans ce jeu risqué, elle devra maintenant payer pour l'impair qu'elle a commis à l'encontre du peuple québécois mais il faut savoir que c'est Paul Martin qui est entièrement responsable de ce gâchis. En jouant à la politique, la «gouverneuse générale» s'exposait à être associée au passé trouble de son mari. Il ne faut donc pas comprendre le rôle d'un organe de presse militant pour reprocher au Québécois d'avoir produit la nouvelle qui alimente aujourd'hui les débats sur la place publique.

Certains nous ont injustement reproché de condamner Michaëlle Jean par association.L'ineffable Jean Lapierre a même osé dire sans broncher que «ce n'était pas un contrat familial cette affaire-là».Ah non !? Pourtant, la fonction de gouverneur général en est une de couple. C'est le couple vice-royal qui gouverne. Et le mari de la gouverneur porte d'ailleurs le titre de prince consort et fait partie intégrante de la monarchie britannique. De plus, cette fonction a toujours permis aux conjoints des courtisans imbus de leur propre petite personne d'y aller de leurs commentaires tous plus insipides les uns que les autres. John Ralston Saul, qui ne manqua pas de professer ses opinions sur des tribunes qui lui étaient offertes parce qu'il couchait dans le même lit que la gouverneure, en est un bon exemple.

En dénonçant Michaëlle Jean sur la base des accointances felquistes de son mari, Le Québécois voulait aussi démontrer que loin d'être aussi efficaces que semblent le croire bon nombre d'indépendantistes au Québec, les services de renseignement canadiens sont dans les faits à l'image du Canada :dysfonctionnels et amateurs.Comment expliquer autrement qu'aucune police montée n'ait mis en garde le balourd politique qu'est Paul Martin du danger qu'il faisait courir aux vils monarchistes canadians en nommant une personne qui conserve de drôles d'histoires dans ses placards.Même le double-fond n'est pas parvenu à dissimuler la réalité.À côté du Mossad, de la CIA ou du MI-5, force est de constater que la GRC fait office de gamins jouant à la police avec des guns de plastique achetés au dépanneur du coin !À cause de Paul Martin, le Canada sera demain la risée de tous.À cause de l'incompétence des Canadiens qui ont nommé une gouverneuse générale républicaine et mariée à un ancien sympathisant felquiste, la monarchie britannique sera éclaboussée.D'ailleurs, il serait cocasse de savoir ce que pense dame Élisabeth II des amitiés de celle qui la représente dans ce quelconque pays du Nord et de son prince consort qui ne manquera pas de jouer les chiens de poche lorsque la désignation de madame sera officialisée en septembre.


Jean-Daniel Lafond appuie clairement les felquistes

Réagissant aux coups de pied donné par Le Québécois à Paul Martin et à la pseudo cour qui l'entoure, le petit personnage qu'est Jean Lapierre n'a rien trouvé de mieux à dire que Jean-Daniel Lafond s'était rapproché des felquistes tout simplement comme tout bon documentariste s'approche de ses sujets.Pourtant, la préface écrite par Jean-Daniel Lafond pour la publication du scénario de son film La liberté en colère contient des propos diamétralement opposés aux déclarations du sous-fifre libéral pour le Québec. En effet, dans ce bouquin, publié en 1994 aux Éditions de l'Hexagone, M. Lafond précise sa pensée et ses relations avec les felquistes.Il précise tout d'abord la nature de la relation qui l'unissait à Francis Simard, felquiste qui participa en 1970 à l'exécution de Pierre Laporte, vice-premier ministre du Québec.À ce sujet, Lafond écrit la chose suivante : « Notre complicité fut immédiate, comme si nous partagions depuis longtemps la raison secrète de son exil, la blessure profonde que l'histoire avait laissée en lui et le grand silence qui entoure ce moment de collision en soi du politique et de l'intime, celui qui conduit un jour à décider de la mort d'un homme » (p. 17). L'affirmation est éloquente ! Parlant des raisons de faire son film avec les felquistes, Jean-Daniel Lafond écrit plus loin : « C'était peut-être une occasion de comprendre les causes profondes de la grisaille politique qui recouvre le Québec depuis bientôt une décennie, quand les politiciens de tous poils ont réduit à néant les vieux rêves de liberté, confirmant par là le triomphe des technocrates sur les penseurs, des comptables sur les poètes » (p. 18).Est-ce que cela pourrait être plus clair comme prise de position?

Parlant de ses amis felquistes, le prince consort ajoute :« Et j'imaginais qu'ils n'avaient pas baissé les bras pour rejoindre le choeur des résignés » (p. 18). Il appert aujourd'hui que l'homme et son épouse ont maintenant rejoint ce « choeur des résignés » que Lafond dénonçait il n'y a pas si longtemps! Au grand dam de ses anciens amis qu'il qualifiait positivement dans sa préface comme ceux qui « représentent trente ans d'espoirs progressistes au Québec » (p.28). Dans la genèse de son film, M. Lafond explicite ce qui l'a amené à entretenir autant de sympathie pour les felquistes :« Quand je remonte à la trace le parcours de La liberté en colère, je retrouve plusieurs rencontres. La première est déjà lointaine. C'est la lecture, en 1969, dans l'édition Parti pris de Nègres blancs d'Amérique de Pierre Vallières. Ce livre d'un écorché vif, à la fois autobiographie déchirante et manifeste exalté, a contribué à ma découverte des réalités et des aspirations profondes du Québec. Avec quelques autres, avec la poésie de Miron, de Godin, de Chamberland, avec les romans de Ferron, pour ne citer que ceux-là, le livre de Vallières a eu un effet magnétique important sur ma boussole d'exilé en passe de devenir un Québécois de plus en 1974 » (p. 11-12).Le reste de la préface est à l'avenant. Ainsi, nul doute que ce texte démontre avec éloquence les convictions indépendantistes (passées?) de Lafond et même sa sympathie pour les militants de FLQ, et non les moindre.

Aujourd'hui, les valets de Paul Martin voudraient nous faire croire que cet homme-là n'aurait été ni sympathisant felquiste, ni indépendantiste? Loufoque ! Il faudra bien qu'un jour ou l'autre Jean-Daniel Lafond et Michaëlle Jean sortent de leur cachette et répondent à nos questions ! La cible du Québécois, Paul Martin, sera alors le dindon de la farce. Cela lui apprendra à trop jouer avec le feu.

Pierre-Luc Bégin
Éditions du Québécois

René Boulanger
écrivain et chroniqueur au Journal Le Québécois

Patrick Bourgeois
Journal Le Québécois










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